Petits chocs culturels à Ometepe

Petits chocs culturels à Ometepe

Nous avons ressenti notre premier choc culturel avant même de mettre les pieds sur l’île d’Ometepe. À ce moment-là, nous ne savions pas qu’il y avait deux types de ferries : les gros normaux et les petits broches à foin. On a clairement pris un de la seconde catégorie pour s’y rendre… Vous trouverez qu’on a le jugement facile? À vous de voir. Pour faire partir le moteur, un des matelots a dû frotter deux fils ensemble afin que le contact électrique se fasse. Déjà rassurant. Par la suite, ce même dude passait d’un étage à l’autre, par les ouvertures qui faisaient office de fenêtres, pour distribuer de la bière à ses chums de l’équipage. Et comme place de choix (parce que le rafiot était plein à craqué), B1 s’était assis sur la glacière de cervezas et moi au seul endroit où 2 pouces d’eau rentraient à chaque vague. Bienvenidos a Nicaragua!

Ometepe1Côté hébergement, nous avions décidé de faire du tourismo rural communitario (avec l’organisme Puesta del Sol) pour vivre au rythme des habitants de l’île. Mais, en gros, on a vécu dans la basse cour d’une famille nicaraguayenne pendant plus ou moins une semaine. Tsé une expérience vraiment immersive… Choc culturel #2. Bien que tous les gens de la communauté ont été hyperaccueillants, nous avons été ébranlés par leur réalité quotidienne. Vivre avec eux pendant quelque temps (et goûter un peu à leur pauvreté) nous a fait réaliser à quel point on est chanceux au Québec, mais vraiment. Ceci dit, la famille dans laquelle nous avons vécu a été dès plus affectueuse et nous a fait découvrir la culture culinaire du pays à travers chaque repas (Nacatamal, Gallo Pinto et sauce piquante le matin – Check). Fernando, le kid de la maison, est tombé sous le charme de B1. Du moins si on en croit les innombrables fois qu’il criait (hurlait) son nom par jour pour avoir son attention : « FELIPE! FELIPE! ». De plus, le centre communautaire de l’organisme Puesta del Sol est vraiment bien structuré avec sa cuisine à aire ouverte, ses nombreux hamacs et sont solide WiFi. Bref, le seul moment que, pour ma part (B2), j’ai trouvé TRÈS difficile a été de dormir un soir de pleine lune alors que tous les chiens errants de l’isla aboyaient, que le coq chantait bien avant l’aube et que le voisin criait après les chiens et le coq… Pire nuit ever! Encore endormie, j’ai demandé le canif de B1 pour aller égorger les chiens. Rassurez-vous, B1 m’a fait prendre conscience de mon délire nocturne et je suis sagement allé me recoucher.

LaFamiliaBasseCourCuisineExtOmetepeCuisineExtOmetepe1SoccerAprès ce séjour riche en d’émotions, nous avons exploré l’île en scooter #fermetaboucheyadesmouches. Anecdote : suite aux explications expéditives du owner , il n’a fallu que cinq petits mètres avant que B1 perdre le contrôle et qu’on se retrouve coucher sur le sol comme deux champions. J’étais totalement en confiance #not. Heureusement, ce fut le seul incident, car B1 a rapidement maîtrisé la bête. Avec nos casques assortis, nous avons visité la Laguna de Chaco Verde, une petite réserve faunique, El Ojo de Agua, de magnifiques sources naturelles d’eau fraîche dans la jungle (genre de piscine publique awesome) et nous sommes allés jusqu’à la Playa Santo Domingo (l’île fait un 8 avec un volcan à chaque extrémité et cette plage se retrouve au milieu, à l’endroit le plus étroit). De là, nous avons fait « l’ascension » du volcan Maderas… ou presque. Nous sommes allés jusqu’au mirador, car la chaleur accablante nous a fait choquer le sommet.

MonosOjodeAguaMiradorFouCielAu retour, nous avons heureusement pris le bon ferry et la traversée fut de loin plus suave que la première. Sans oublier notre ride en tuk-tuk (moto taxi) de 45 minutes à 40 km/h. C’était vraiment l’fun!

Prochain article : San Juan del Sur, la côte Pacifique et notre nouvelle passion de blond, le surf.

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