Managua on t’aime!

Managua on t’aime!

Dans notre premier article en sol nicaraguayen (Lost in Managua) nous avions vite jugé la capitale du Nicaragua. En 3 jours, on ne lui avait trouvé aucun charme, au contraire on voulait la fuir. Avant d’arriver dans le pays, ceux qui l’avaient connu nous avaient conseillé de l’éviter et sur place les gens nous disaient qu’elle n’en valait pas la peine. Que cela ne tienne, avec nos 2 semaines obligées à Managua et en compagnie d’un guide hors pair, nous avons appris à l’aimer…

CathIntiComme B1 avait reçu un diagnostic de repos complet, vu son gros orteil fracturé, il nous fallait trouver un endroit agréable et accessible pour y demeurer le temps de sa convalescence. Au bord de la plage? Pas possible puisque c’est trop difficile de se déplacer sur le sable avec un pied en moins. De plus, sur la côte, les services essentiels sont souvent loin (Don’t Forget : B1 = mobilité réduite). Le plus logique était donc de rester à Managua, mais on n’en avait tellement pas envie! Toutefois, puisque la vie est bien faite, le Airbnb que nous avions choisi, un peu par hasard, était non seulement à proximité de l’hôpital et dans le quartier très sécuritaire des ambassades internationales (Las Colinas), mais son hôte (maintenant ami) Inti fut dès plus gentil avec nous. C’est donc grâce à ce Nicaraguayen/Belge fils de diplomate parlant espagnol, flamant, anglais et français (et surement d’autres langues) que nous avons pu découvrir les endroits les plus plaisants de Managua à travers une expérience locale exclusive. Comme quoi rien n’arrive jamais pour rien!

PhilHosto3
Tout d’abord, nous sommes tombés en amour avec le petit et sympathique comedor Nica Grill (comedor = petit resto informel et souvent familial avec un choix restreint de plats typiques). Ça nous coûtait entre 5 et 10$ pour deux copieux diners totalement délicieux. Shout out à leur salpicón (viande de bœuf effilochée marinée dans du citron, des oignons et des herbes fraîches) et à leurs gigantesques bols de soupe remplis de légumes et de chunks de bœuf! À 20 minutes d’autobus, nous avons également eu la chance de voir de la lave en ébullition dans le cratère du volcan Masaya. C’était vraiment, mais VRAIMENT impressionnant y caliente! Sans oublier le fameux mercado Huembes grand comme un village et chaotique à souhait. Nous y avons goûté pour la première fois les fameux quesillos nicaraguayens (tortilla de maïs avec du fromage, de la crème et des oignons à l’intérieur) accompagnés d’un tiste (boisson de cacao et maïs). Weird, mais quand même bon. Enfin, c’est dans ce mercado que B1 a déniché une belle canne en bois pour l’aider à marcher et qu’il a eu une bonne frousse capillaire sur la chaise d’un barbier entre la section quincaillerie et piñata. Moi (B2), j’ai failli vomir ma vie dans la section viande qui était à l’air ambiant et à la portée des mouches. Juste à repenser à l’odeur, je me sens mal… Ark!

MasayaLoinLavaAux côtés d’Inti, nous avons visité plusieurs endroits, et ce, aux 4 coins de la ville. Durant notre première sortie, dans un bar de karaoké, nous avons été étonnés de voir que gens n’avaient même pas besoin de se lever de leur chaise pour chanter leur hit latino lover préféré. Lors d’une autre soirée, nous avons fait la connaissance de tout un personnage : Camilo, ami d’enfance d’Inti et fanatique fini du Boca Juniors. Le lendemain, il nous invita chez lui pour voir son club affronter celui de l’Uruguay. L’ambiance était survoltée tout comme Camilo qui nous donnait des shots d’Aguardiente colombienne à tout bout de champ. À la fin du match, il enleva même son chandail à l’effigie de son équipe favorite pour le donner à B1 tout en nous faisant jurer que nous serions nous aussi fan du Boca para la vida. Personnellement (B2), mon moment favori fut lorsque nous sommes allés dans un bar de salsa où les danseurs étaient complètement hallucinants. C’était comme être au beau milieu du film « Dirty Dancing ». Wow! Nous avons même eu notre baptême rock lors du festival RockNica… Ce fut intéressant et suffisant comme a dit la copine d’Inti lol! Enfin, nous sommes allés voir une partie de baseball (pas de gros calibre) dans le mythique (surtout pour nous) stade national Dennis Martínez #letsgoexpos. Pour vrai, on a vraiment eu du fun dans cette ville! Mention spéciale à un autre ami qu’on s’est fait à Managua, Théo un Togolais de la banlieue parisienne, qui nous avait gentiment renommés Fatou (B2) et Mamadou (B1), sans qui nous aurions eu beaucoup moins de fous rires. Il nous a tellement bien vendu le Togo qu’on pense s’y marier traditionnellement dans deux ans… #iwish. Il nous a notamment expliqué pourquoi il n’y a pas de voleurs dans son pays. L’article 225 (street rule) : 200 pour le gaz et 25 pour les allumettes…

DenisBaseballLaMaraBaseBall
La petite histoire de la casa d’Inti :
Au tout début, sa grande maison coloniale remplie d’œuvres d’art appartenait à un ministre du gouvernement dictatorial des Somoza. Suite à la Révolution sandiniste, les insurgés saisirent la maison comme tous les biens appartenant au gouvernement déchu. Elle fut ensuite habitée par une milice cubaine durant quelques années (il y a même un bunker dans la cour arrière). Finalement, elle fut donnée au père d’Inti qui était dans les forces armées nicaraguayennes et qui est maintenant diplomate au Panama. Et aujourd’hui? Airbnb baby!

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