Here we go!

02. avril 2016 Québec
Here we go!

Il y a quelques années, aux petites heures du matin après une bonne soirée, nous sommes allés reconduire un ami à l’aéroport. Il avait décidé, sur un coup de tête, d’aller vivre en Guadeloupe. À ce moment-là, je le trouvais totalement fou, mais j’étais tout de même un brin jalouse. Je lui avais demandé « t’as pas peur de tout lâcher? » ce à quoi il m’avait répondu un peu hangover « j’lâche pas tout, j’ai rien! ». Cette phrase-là m’a toujours habité depuis. À quoi sommes-nous tant attachés pour avoir si peur de prendre le large?

En vieillissant, j’ai compris que le bonheur c’est bien plus que le matériel qu’on accumule. Ça se passe davantage entre les deux oreilles que devant les yeux. Lorsque je me suis rendu compte que je me sentais vide malgré tout (un bien grand mot) ce que je possédais, mon fiancé m’a convaincu de partir. Parce que lui aussi trouvait qu’on n’avançait pas ou plutôt qu’on avançait trop vite, mais tout croche.

Bien que c’était la décision la plus difficile à prendre de notre vie, on a lâché nos jobs, vidé notre appartement et décidé de voyager au Nicaragua pour quelques mois. Juste pour s’offrir le temps qu’on n’a pas. Juste pour vivre quelque chose qu’on ne connaît pas. Juste pour se donner la chance de voir plus loin. Parce qu’on ne voulait pas se réveiller un matin avec une hypothèque, deux enfants et le regret de ne pas avoir eu l’audace de le faire.

Même si c’est hyper-insécurisant, on sent que ce move-là va nous rapporter. Quoi? Pour vrai, on n’en a aucune idée et c’est ben correct de même, c’est ça qui est beau! Mais si vous voulez le découvrir en même temps que nous, c’est ici que ça va se passer. Moi avec mes mots et lui avec ses photos.

Il paraît qu’il faut sortir de sa zone de confort pour faire de grandes choses : Here we go!

GIRLS-comfort-zone
Image tirée de la série télévisée Girls.

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