Estelí : fraîcheur et boucane

Estelí : fraîcheur et boucane

Vous auriez dû voir la face de B1 lorsque nous sommes arrivés à Estelí. Déception. Il avait tellement hâte! Lui qui s’attendait à un petit village pittoresque et agricole dans le nord du Nica. C’était pas tout à fait ça… Plus industrielle et plus bétonnée qu’on se l’était imaginée, au moins l’air frais et les nombreuses fabriques de cigares nous ont permis d’apprécier davantage cette petite ville historique à la frontière du Honduras.

Pour s’y rendre, nous avons dû prendre un de ces fameux minibus collectifs qui partent seulement une fois remplis. Mais rempli au Nicaragua c’est pas comme au Québec, c’est pas juste plein, c’est surfuckingchargé! Après 2 heures et demie de route à partir de León, la ville que nous avons le plus aimée – je vous en parle dans le prochain article, nous étions enfin dans les hautes terres du pays.

Au départ, nous voulions faire 3 choses à Estelí : se baigner dans le canyon de Somoto, visiter la communauté de la Garnacha pour ses fromages de type suisse et aller dans une des fabriques de cigares, la culture du tabac étant l’activité économique principale de la région. Pour faire une longue histoire courte, nous avons seulement été fumer de gros puros à cause de… la santé fragile de B1 (lol)! Le canyon, pas possible à cause de son otite du baigneur diagnostiqué sur place. Encore une fois, c’est troublant qu’on puisse voir un médecin plus rapidement qu’au Québec dans un pays pourtant beaucoup moins développé. Just sayin‘. Les fromages de la Garnacha, non plus car c’était à 8 km de marche et que son orteil n’était pas complètement rétabli.

Faque… Estelí c’était bien pour la fraîcheur, assez rare dans un pays où la chaleur est vraiment accablante, pour les cigares qui sont parmi les meilleurs au monde et pour les más ricos quesillos que nous avons mangés dans un petit comedor près de la panaméricaine.

PS : Il faut également mentionner que cette ville à un gros bagage historique sandiniste. On peut encore y voir certaines traces que la guerre a laissées autant sur les bâtiments que sur les habitants.

En photos, les étapes de production des puros soit : moulage, branding, séchage des capotes (extérieur) et fermentation des tripas (intérieur).

MouleEmblemeSechageFermentation
Le triage.

TriageRoulage de la capa (finition).

PurosL’entreposage.

stockagestockage2Pour finir, on a même pu en rouler un et y goûter par la suite!

RollinCath

 

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